La nouvelle programmation du Festival 2016 est annoncée !

remerciements

Au cœur de l’ancienne station de pompage de Riverside et sous les feux des Forges de Montréal, vous avez été nombreux à vous présenter le 23 mars dernier pour assister au dévoilement de la programmation de la seconde édition du festival Vivre le Patrimoine ! Un beau témoignage de votre intérêt et de votre soutien, pour lesquels nous vous remercions chaleureusement !

Tel qu’annoncé, l’événement se tiendra cette année du 18 au 20 août 2016, à Montréal. Au programme de ces trois journées, figureront les nouvelles avenues du patrimoine – soit ce que nous considérons être quelques-unes des voies d’avenir à explorer en matière de conservation. Celles-ci sont résumées sous les thèmes suivants : le patrimoine immatériel, les intérieurs patrimoniaux et le patrimoine à l’heure du numérique. Reprenant la diversité des activités de l’an passé, nous proposerons des visites guidées, des conférences, des discussions, et des ateliers pratiques et participatifs, afin de nourrir les réflexions et de faire avancer ensemble les idées pour l’avenir du patrimoine.

Le détail de notre programmation étant encore en cours d’élaboration, nous sommes ouvert à toute idée et proposition de collaboration pour enrichir cette seconde édition du festival. Vous trouverez ci-dessous plus en détail les problématiques d’ores et déjà esquissées pour chacune de nos trois thématiques. Aussi, si vous souhaitez nous apporter votre soutien, il est désormais possible de parrainer le festival, en remplissant le formulaire suivant. N’hésitez pas à nous contacter pour toute question supplémentaire.

Le patrimoine immatériel

Mis sur le devant de la scène internationale en 2003 avec l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel de l’Unesco, et reconnu officiellement au Québec en 2012 avec la nouvelle loi sur le patrimoine culturel, le patrimoine immatériel fait plus que jamais l’objet de réflexions. Les savoir-faire des artisans de la construction en particulier constituent un enjeu de ce champ patrimonial, et du patrimoine de façon plus globale. De fait, au Québec, le nombre de porteurs de traditions liées à la construction tend à diminuer irrémédiablement. La mise en œuvre de leur pratique s’avère pourtant essentielle au maintien des façons de faire d’autrefois et peut contribuer à la conservation des valeurs patrimoniales incarnées dans des techniques de construction ou des matériaux. La conservation du patrimoine bâti devient dès lors intrinsèquement reliée à la conservation des savoir-faire des artisans, tout comme le bâtiment est essentiel à l’exercice de la pratique artisanale. Le problème se pose alors : comment assurer le maintien de ces savoir-faire reliés au bâti ? Quels modèles de transmission mettre en œuvre pour attirer un plus grand nombre d’apprentis ? Une approche intégrée de la conservation de ce patrimoine intangible et du patrimoine bâti pourrait-elle être une piste de solution ? La place des artisans comme acteurs majeurs de la conservation du patrimoine ne devrait-elle pas être davantage soulevée ?

Les intérieurs patrimoniaux

Évidés, reconstruits, figés, oubliés, méconnus, difficiles d’accès, les intérieurs ne sont pas en restent. Ce qui rend leur gestion complexe. Plusieurs bâtiments ont ainsi perdu une partie de leur valeur en négligeant ce qu’ils renfermaient. Pourtant, les intérieurs reflètent étroitement nos us et coutumes. À leur échelle, ils sont des témoins sociétaux, économiques, culturels, politiques. Ils sont la raison d’être de l’enveloppe.

Leur mise en valeur demeure encore à faire. Point positif : un vaste champ d’investigations et de réflexions s’ouvre à nous ! Sur fond de mise en valeur et de réhabilitation nous explorerons des alternatives à la mise en scène des intérieurs. Car la « maison musée » se doit d’être repensée, la muséification des intérieurs n’assurant souvent plus économiquement la pérennité du lieu. Ce qui par ailleurs participe fortement à accentuer une quête de l’attrait, une quête du trait distinctif et de la nouveauté perpétuelle, basée sur l’atmosphère d’un lieu. L’intérieur est dès lors restreint à une seule perspective : celle d’avoir été. Un rapport nostalgique se crée avec celui-ci frisant parfois dangereusement le folklore voire le pastiche.

L’enjeu est le suivant : ne plus considérer les intérieurs patrimoniaux comme des écrins à visiter, mais comme des espaces à vivre, réanimés par un usage nouveau. Un usage économiquement viable et respectueux de la vocation passée, sans toutefois s’y restreindre. Dès lors, quelles sont les nouvelles avenues pour les intérieurs patrimoniaux ? Comment composer avec ces derniers ? Comment les ancrer dans notre champ de vision ? Et repenser notre rapport aux restrictions et aux contraintes qu’ils induisent de prime abord ? Autant de débats prometteurs qui animeront cette thématique lors de notre seconde édition !

L’appropriation du patrimoine par le numérique

Au cœur de ce troisième volet, nous questionnerons les interactions existantes entre le patrimoine et les nouvelles technologies. De plus en plus présentes dans nos vies, ces dernières transforment nos manières de vivre et de percevoir notre environnement. Grâce à de nouvelles interfaces, telles que les média sociaux, les applications mobiles ou autres plate-formes collaboratives, le numérique change nos habitudes quant à nos déplacements, nos manières de s’informer et d’apprendre, de consommer, de vivre la culture, ou encore de se réunir et de se mobiliser. Ces nouvelles formes de technologies mises au service du patrimoine amorcent une réflexion à travers des initiatives très variées.

Nous souhaitons donc ouvrir la discussion en abordant l’inter-relation qui existe aujourd’hui entre sphère virtuelle et patrimoine, ce en présentant des initiatives et projets récemment développés qui usent du numérique, en plus de faire vivre aux participants une expérience concrète leur permettant d’examiner le patrimoine sous un nouvel angle.

 

Si l’un de ces thèmes vous interpelle et que vous souhaitez nous aider à le développer, n’hésitez pas à nous contacter. Toute réflexion sera la bienvenue, dans le but de faire de ce festival une démarche collaborative !

 

Photographies : © Flamme

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