Le 360 saint-jacques

Hall entrée, avec, en arrière plan, la salle des guichets © Gina Garcia, 2006

Hall d’entrée du 360 Saint-Jacques

 © Gina Garcia, 2006

L’Histoire :

  • La naissance

D’abord installée au 221 rue Saint-Jacques en 1907, la banque Royale du Canada (RBC) se trouve rapidement à l’étroit entre ses murs. En effet, dès le début du 20e siècle, l’institution bancaire canadienne est devenue la plus importante du pays. En 1926 elle commande donc à la firme d’architecture new-yorkaise York & Sawyer une tour de 393 pieds de haut, sis au 360, qui marquera pendant plusieurs décennies le paysage de Montréal. En créant ce  » véritable temple de la finance », la RBC impose dès lors sa puissance et sa renommée face à la rude concurrence qui s’échelonne sur l’artère bancaire de la rue Saint-Jacques, et célèbre par le fait même dignement son 50e anniversaire.  Le 360 Saint-Jacques est alors le dernier édifice bancaire de cet ordre construit dans le Vieux-Montréal avant le Crash boursier.

  • La reconversion

L’édifice ne résiste cependant pas a l’appel de la modernité. Les années 1960, marquées par la construction de la Place Ville Marie, signent le déménagement du siège social de la RBC. Le rez-de-chaussée du 360 Saint-Jacques demeure cependant une succursale de l’institution jusqu’en 2011. Laissé vacant durant plusieurs années, la Société Georges Coulombe qui en fait l’acquisition en 2004 lui dessine un tout autre avenir : celui d’un bâtiment économiquement viable, progressivement restauré et réhabilité en espaces locatifs d’une grande mixité. Aujourd’hui, aux bureaux d’architecture et des nombreuses compagnies de services en tout genre (transport maritimes, agence de recrutement, agence de mannequins, etc) se mêlent restaurants et café.

Les enjeux :

De par leurs composantes, les enjeux de réhabilitation de tels intérieurs sont complexes et multiples. Aux questions de coûts induits par l’entretien des éléments caractéristiques se mêlent recherche de rentabilisation spatiale et pression immobilière. Difficile de faire valoir la pertinence d’une perte de pied carré d’envergure en faveur de la conservation d’une atmosphère marquée et cohérente par son entièreté. Un juste équilibre est à trouver.  Autant de contraintes qui, pensées consciencieusement et en connaissance de causes, peuvent devenir des initiatives et des écrins de créativité à travers des approches formelles et programmatiques qui se veulent innovantes.

Les acteurs :

Plusieurs intervenants ont contribué à forger l’histoire de ce lieu depuis ses origines :

  • La Banque Royale du Canada (BRC), en premier temps, en esquissant le programme architectural en 1926
  • Les architectes York et Sawyer (NY) et leur collaborateur S.G Devenport (CA) en matérialisant les exigences et les principes de la RBC en gratte-ciel
  • Les locataires et propriétaires successifs en assurant une occupation continue
  • Les architectes, artisans et contracteurs en préservant le bâti afin d’en assurer la pérennité dont notamment Philippe Roy (architecte chargé de projet pour la certification LEED du batiment), Daniel-Jean Primeau ou Henri Cleinge

Certains de ces acteurs seront présents le vendredi après midi 19 août 2016 pour nous partager de leur expérience. Soyez des nôtres afin d’en découvrir davantage et d’explorer de vos propres yeux les richesses de cet intérieur ! Inscrivez-vous