Le numérique, au service du patrimoine ?

Slide C
Exemple d’une projection dans le Vieux-Montréal par Montréal en Histoires © Hélène Santoni, juin 2016

 

 

Dans une période où le numérique s’empare de la plupart des sphères de notre quotidien,  nous saisissons l’occasion aujourd’hui d’en questionner l’apport au sein de la pratique de la conservation et de la mise en valeur du patrimoine.

Ces deux réalités qui semblent en effet de prime abord opposées, sont aujourd’hui bien plus entrelacées que nous pourrions le penser. Des initiatives voient le jour continuellement. Avec celles-ci apparaissent des regards, des usages et des approches jusqu’alors inusités. Plusieurs questionnements en découlent, particulièrement autour de la relation avec l’aménagement du territoire et la conservation du patrimoine.

Conservation et mise en valeur : les enjeux du numérique

Mettons un instant de côté notre regard d’expert en devenir afin de visualiser ces questionnements en tant que citoyens d’une ville bouillonnante d’initiatives. Celles-ci sont nombreuses et variées, allant des plates-formes interactives, aux téléphones intelligents en passant par la réalité augmentée, les reconstitutions virtuelles ou encore l’archivage numérique rendu possible par la dématérialisation et le stockage des données. Chacune de ces nouvelles technologies possède son histoire, son caractère et sa finalité. Cependant, dans quelle mesure favorisent-elles une appropriation grandissante de notre patrimoine ?

Trois réflexions émergent de ce questionnement principal :

  1. Quelles sont les initiatives qui révèlent une démocratisation accrue des questionnements en matière d’aménagement et de conservation du patrimoine ? Quelles en sont les impacts dans la mobilisation citoyenne ?
  2. Les nouvelles applications mobiles interactives permettent-elles une bonification de l’interprétation du patrimoine ? En facilitent-elles l’accessibilité, la mise en valeur et ainsi, l’appropriation ?
  3. Quelles pourraient être les forces et les faiblesses de l’archivage numérique ? Sa simplicité d’utilisation et ses multiples possibles, n’engendrent-ils pas également  certaines négligences dans le traitement du réel ?

 

Nos invités : un petit aperçu du festival

Afin de nous confronter à ces vastes et complexes questions, nous avons convié plusieurs personnes ayant réalisé des projets concrets en la matière et qui pourraient témoigner de leur expérience. Ainsi, nous aurons notamment la chance d’accueillir :

 

Pour le volet démocratisation et mobilisation citoyenne :

  • Mme Amélie Renouf – Héritage Montréal – plateforme H-Mtl
  • Mme Maude Ladouceur, urbaniste LANDE
  • Entremise
  • Mr Robert Pajot –  Fiducie Nationale du Canada – This Place Matters/ Ce lieu importe 

Pour le volet des applications numériques :

  • Mr Laurier Turgeon, titulaire de la chaire de recherche du canada en patrimoine ethnologique, Université de Laval – Application “Découvrir Québec
  • Mr Marc Randoll, directeur de production – Montréal en histoires – Cité Mémoire
  • Mr Antoine Bédard, concepteur sonore – Portrait Sonore

Pour le volet archivage numérique :

  • Mme Marie-Blanche Foucarde, professeure associée, Département d’histoire de l’art, Université du Québec à Montréal – Mémoire d’Arvida
  • Mr Alexandre Gravel, producteur et associé – Toast studio – plateformes ‘Savoir-Faire’

 

D’autres acteurs faisant parti de notre session Brunch & Learn seront révélés bientôt. Cette session mêlera aux conférences un atelier expérimental qui confrontera patrimoine et innovation technologique. Une occasion d’expérimenter par vous même les enjeux préalablement soulevés ! 

Restez attentifs pour en apprendre plus… !

Laisser un commentaire